Espion qui trahissait ses amis (L')

Espion qui trahissait ses amis (L')

Ben Macintyre

Quand la plus grande histoire d’amitié entre espions devient la plus incroyable trahison fomentée par un agent double. Postface John Le Carré

 

Parution : 20/08/2014
ISBN13 : 978-2-87515-227-5   NUART : 8300029
Prix public hors taxes : 22,65 €
Format mm : 150x230   Pagination : 400 pages
Collection : Documents HC   
Classification : Histoire
Statut : Arrêt de commercialisation

 

 
Kim Philby est sans aucun doute l’espion le plus célèbre et le plus scandaleux du XXe siècle. Ce livre, basé sur des lettres personnelles, des journaux intimes, des interviews ainsi que sur des archives déclassées des services secrets britanniques, américains et soviétiques, retrace le parcours d’une vie qui fut… une perpétuelle trahison.

Issu d’une famille cossue de la gentry britannique, le jeune Kim Philby, fils de St John Philby, lui-même diplomate et espion, est sensible à l’aura d’intellectuels des années 1930 favorables au communisme. Remarqué à Cambridge en 1930 par un de ses professeurs communistes, il est aiguillé par ce dernier vers les services secrets soviétiques pour lesquels il accepte de travailler sous le nom de « Sonny ». Reporter de guerre en 1939, il intègre le contre-espionnage du MI6 en juin 1940 et devient alors un parfait agent double.

À cette époque, il fait la connaissance de son collègue Nicholas Elliott, un agent des services du renseignement britannique, qui deviendra son meilleur ami. Cet ami, il va le tromper 30 ans durant en transmettant toutes ses confidences à l’Est. Un des principaux tours de force de Philby consistera à créer et diriger une section britannique antisoviétique qui lui permettra de poursuivre ses activités d’espionnage à la solde de Moscou sans crainte d’être lui-même démasqué.

L’Espion qui trahissait ses amis retrace avec force détails, et dans un style purement narratif qui fait penser aux romans de John Le Carré, l’histoire rocambolesque de Kim Philby, sur fond de guerre, puis de guerre froide. Un personnage double dans les faits et dans la psychologie, à la fois responsable de la mort de milliers de personnes à travers le monde et grand séducteur.

L’Espion qui trahissait ses amis se lit d’une traite, comme un roman. C’est une histoire d’espionnage palpitante, aussi intense et intrigante qu’un thriller, digne de Graham Greene ou John Le Carré. Mais c’est aussi, on l’oublierait presque, une histoire vraie solidement documentée sur le parcours rocambolesque de Kim Philby depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin de la guerre froide, et sur son amitié tragique avec Nicholas Elliott. Une amitié extraordinaire entre deux êtres viscéralement liés mais que l’idéologie séparera toute leur vie : Nicholas Elliott, maître espion britannique, sera aussi fidèle à son pays que Philby, le sublime traître, le sera à l’Union soviétique.

Ben Macintyre est un conteur-né et sa description de l’univers des espions est aussi fine qu’hilarante : en pénétrant les arcanes des services de renseignement britanniques, le lecteur découvrira une galerie de portraits hauts en couleurs sur fond d’establishment et de beuveries monumentales. Anecdotes et grande Histoire se mêlent astucieusement au fil du récit pour donner lieu à une brillante combinaison de connaissances et de divertissement. Au final, ce livre merveilleusement ficelé n’est peut-être pas le dernier sur le « phénomène Philby », mais à travers le prisme de l’amitié et de la loyauté bafouées, il offre une nouvelle compréhension psychologique de l’espion le plus remarquable des temps modernes.

 

A propos de l'auteur
Ben Macintyre est chroniqueur et rédacteur en chef adjoint du Times, journal pour lequel il a également été correspondant à Paris, New York et Washington. Il a étudié l’histoire à Cambridge et est l’auteur de précédents livres d’histoire narrative à succès dont Opération Mincemeat et Les Espions du Débarquement.
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Espions du débarquement (Les)
Opération Mincemeat